La chambre d'enfant Montessori, un environnement clef de l'évolution de l'enfant

Lorsqu’on commence à appréhender, à réellement apprécier et à saisir l’essence de la pédagogie Montessori, rien de plus naturel que de vouloir mettre en pratique, pour son ou ses enfants, une théorie si enthousiasmante. Pas de temps à perdre ! Il en va de l’avenir de nos petits bouts de choux ! Il est donc l’heure de se lancer dans la construction d’un environnement Montessori à la maison pour compléter l’environnement déjà familier de l’École Montessori de Thionville (ou d’ailleurs !).



De petits meubles Montessori adaptés à l'enfant


La particularité d'un environnement Montessori est la liberté octroyée à l’enfant pour et respirer, plaçant ainsi ses activités sous le signe de la spontanéité. Alors, quelles doivent-être, idéalement, les caractéristiques de cet espace si important dédié à l'évolution de l'enfant ? Créer un environnement adapté aux enfants demande somme toute peu de ressources et une bonne part de bon sens : des petites chaises, des petites tables, des meubles stables et construits en matériaux solides ; des éléments muraux facilement atteignables par l'enfant afin qu’il puisse choisir ses propres jouets. Des murs peints dans des couleurs subtiles, de préférence pastel ; et des photos de famille, qui, d’une part, égayeront la pièce et, d’autre part, contribueront à renforcer chez l’enfant son sentiment d'appartenance et de reconnaissance dans l'un des cadres qui lui sont les plus familiers.


Les plantes et les animaux dans la pédagogie Montessori


Chez Montessori aussi, on vé-gé-ta-lise ! Les végétaux, participant à l'expérience sensorielle de l'enfant, sont évidemment les bienvenues : si la chambre de votre bambin bénéficie d’un balcon ou une terrasse sécurisé(e), n’hésitez pas à rendre l'endroit aussi verdoyant que possible avec des plantes vertes et des fleurs ; il en va de même pour la chambre elle-même. En ce qui concerne les animaux domestiques, leur présence est également positive (à moins que vous ne viviez avec un molosse baveux mangeur d'enfant) : elle renforce la relation entre les "chiots", rend l'enfant responsable de tout ce qui concerne la garde, le "soin", et stimule la capacité d'entrer en relation avec un être qui, ne pouvant parler, doit être compris par d'autres moyens. La présence d’une bête affecte positivement la volonté et la sensibilité. Maria Montessori affirmait, par ailleurs, que si l'enfant est responsabilisé, il est tout aussi capable de s'occuper des objets, des jouets, que des petits êtres vivants qui l'entourent. Il faut pour cela lui en donner la possibilité, en lui dédiant un environnement favorable et conforme à ses besoins de croissance.


Autocorrection et tâches quotidiennes


L'autocorrection ou « contrôle de l’erreur » encourage l'enfant à éviter la répétition de comportement inapproprié ; cela fait partie intégrante d'un apprentissage de qualité. L'environnement Montessori aidera l'enfant à se déplacer de manière toujours plus autonome et attentive ; et en même temps, à être discipliné. Dans une chambre d'enfant Montessori, on trouve des jeux simples, comme des petits métiers à tisser avec lesquels l'enfant apprend à nouer, lier puis dénouer ; une activité opportune pour apprendre à lacer ses chaussures, par exemple. Dresser la table est également très éducatif ; brosser ses chaussures, veiller à son hygiène, mais aussi à celle de sa chambre… Autant de tâches quotidiennes dont on ne soupçonne pas la portée éducative et la joie qu’elles procurent à l’enfant.


Se responsabiliser par le jeu


Il est intéressant, par exemple, de voir combien les enfants prennent plaisir à ranger leur espace avec un petit balai et une petite pelle, ou à épousseter leurs meubles. Il s'agit là de petits travaux pratiques dans leur propre environnement, qui les responsabilisent par le « jeu ». N'essayez pas de faire tout le travail vous-même parce que vous le faites mieux… Rassurez-vous : vous aurez tout le loisir de repasser derrière les enfants, là où ils ont déjà "nettoyé" ! Mais montrer votre confiance et reconnaître leur engagement sera bénéfique, à coup sûr… Maria Montessori appelait ces activités des « exercices de vie pratique », et insistait sur le fait que la méthode qu'elle promouvait ne devrait pas s'appeler la méthode Montessori, mais la méthode naturelle ; car elle encourage l'enfant dans l’exécution de tâches qu'il met en place naturellement, sans aucune pression. Son environnement doit donc lui donner la possibilité d’évoluer librement, en toute sécurité, et de parvenir à travers des jeux simples à l'autonomie progressive qui en fera un jour un adulte responsable.